Selon les saisons, les oiseaux dépensent beaucoup d'énergie pour chercher leur nourriture, un partenaire, construire leur nid et élever leurs petits, changer de plumage en automne, et en hiver, maintenir une température corporelle constante de 40°. Et même si la plupart s'adaptent au changement climatique, toutes les espèces ne le font pas au même rythme, le climat est de plus en plus imprévisible et la nourriture appropriée n'est pas toujours au rendez-vous quand ils en ont le plus besoin. Or, contrairement à l'Homme, quand il y a pénurie de nourriture les oiseaux ne nichent pas, ou nichent plus tard, souvent trop tard par rapport, par exemple, au pic de naissances des chenilles et autres insectes...
« Plusieurs recherches ont démontré que les oiseaux à qui on apportait un supplément de nourriture au printemps nichaient plus tôt, pondaient davantage d'oeufs et élever plus de petits.
Un apport de nourriture supplémentaire tout au long de l'année devient même, avec les changements climatiques, de plus en plus impératif.
Les oiseaux ne prennent pas le risque de devenir dépendants d'une source de nourriture. » [1]
Les oiseaux savent parfaitement ce dont ils ont besoin. Leur principale motivation, leur drive, est de survivre coûte que coûte et d'assurer la survie de leur espèce, ils ne sont pas suicidaires. Bien au contraire. Ils n'attendent pas après nous, ils profitent seulement de la manne, justement parce que survivre, pour eux, n'est pas si facile. La main de l'Homme, entre autres, est lourde de conséquences sur leur environnement, partout en Europe et dans le monde, et la pollution, les pratiques agricoles et la politique générale menée en agriculture, les changements climatiques et autres aléas ont fait que la nourriture est de plus en plus difficile à trouver quand ils en ont le plus besoin. Et ce, partout dans le monde. Il est donc bien légitime que nous leur rendions ce que nous leur avons pris ! Du moins, à ceux qui nous sont, à nous — propriétaires de jardins, petits ou grands, ou même de balcons [2] —, les plus accessibles : les oiseaux de jardins ! Et ce, en leur apportant un supplément de nourriture en toute saison, afin qu'ils puissent souffler un peu, prendre et garder des forces et/ou traverser ainsi sans problèmes des périodes plus rudes...
Afin d'éviter le vieillissement des graines et la moisissure, ne mettez pas trop de nourriture à la fois. Tout dépend cependant du nombre d'oiseaux qui viennent manger chez vous. Nettoyez souvent les mangeoires, afin d'enlever les excréments et éviter ainsi les maladies. Par pure précaution, d'un côté, et de l'autre, pour les voir se nourrir chez vous, parce que là encore l'oiseau sait ce qu'il fait : si les graines sont trop vieilles, moisies ou souillées, il ne les mange pas et évitera votre jardin jusqu'à ce que le mangeoir soit à nouveau propre et bien rempli de graines fraiches : il voit tout. Pour les mêmes raisons, si vous avez un abreuvoir, changez l'eau régulièrement, tous les jours si possible. Ne pas laisser de glace ni mettre d'eau chaude.
Savoir choisir nos arbres et arbustes à fruits et nos plantes à fleurs, dans nos jardins, pour les oiseaux — comme pour les papillons, qui sont aussi en sérieux péril —, et de les laisser murir, pour les uns, et grainer, pour les autres, afin qu'ils s'en nourrissent en automne et/ou en hiver est également très important. C'est une source naturelle de nourriture à ne pas négliger quand on en a la possibilité. Mais tout le monde n'a pas de grands jardins. Particulièrement, en ville ou dans les villages. L'apport artificiel d'un supplément en nourriture y est donc encore plus nécessaire.
Attention ! au printemps ne plus donner de boules de graisses [elles sont faites pour les périodes de froids ; elles se gâtent très vite sur la distance et à la chaleur — jusqu'à 7° max.], ni de cacahuètes entières, par précaution...
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