Éditions Universelles © Un bouquet de Chardons  
Humain, Animal & Nature
En marche vers une nouvelle Culture, celle du respect
 
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Environnement, changements climatiques et responsabilités...
 
« Nous savons aujourd'hui beaucoup plus qu'hier et beaucoup moins que demain. » © Evelyne L.
 
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    Si « Home » est un film magnifique, indispensable et sans doute incontournable, je me suis tout de même demandé pourquoi Yann Arthus-Bertrand restait toujours aussi gentil dans ses commentaires... C'est sans doute dans son caractère, évidemment, et « on n'attrape pas non plus des mouches avec du vinaigre », mais il y a autre chose. Et je sors là du cadre de « Home » et de Yann Arthus Bertrand qui a fait un boulot fantastique et d'une utilité incontestable]...
   Il semble effectivement, en France, et ce, de plus en plus, que pour être écouté et entendu, et donc relayé à la télévision française, il vaille mieux aller dans le sens du poil de ses interlocuteurs et ne surtout pas éveiller la moindre polémique ni contredire l'idée du moment. Il suffit de regarder de nombreux programmes télévisés d'actualités pour s'en rendre compte. C'est assez dramatique. Et ce n'est certes pas avec ce genre de débat que l'on peut aiguiser le sens critique de quiconque, bien au contraire. Heureusement, il y a ARTE, la chaine franco-allemande, dont les documentaires sont excellents, mais cela ne compense pas tout, malheureusement.

     Quand on a l'habitude de regarder des programmes aussi variés et pointus que ceux diffusés sur des chaines télévisées telles que National Geographic, Discovery Channel, Discovery Science et autres chaines du genre, on se dit qu'il est grand temps que tous les Français se mettent à l'anglais !
     Cela dit, dans les rejets de gaz à effets de serre on ne peut pas non plus tout prévoir. Ceux rejetés par certaines éruptions volcaniques, par exemple.
    D'après le Global Volcanism Program, « ...Probablement au moins 20 volcans deviendront actifs au moment où vous lisez ces mots (le Stromboli en Italie, par exemple, est en activité depuis plus de 1000 ans) ; environ 60 volcans ont été en activité chaque année durant les années 80 ; 154 pendant la décennie 1990-1999 ; environ 550 éruptions ont été historiquement documentées ; environ 1300 (et peut-être plus de 1500) ont été actifs durant le Holocene (les derniers 10 000 ans) ; et d'après certaines estimations, le nombre de jeunes volcans marins excède le million. » (1)
     Finalement, une activité non négligeable, quand on sait que la dernière glaciation a été précédée de 3 pics d'émissions de gaz — Co², méthane et autres... Le premier par une très forte activité volcanique [dont on ne sait pas encore tout] ; le deuxième [relativement éloigné du premier, le temps que la poussée dans l'effet de serre fasse son travail], par les feux de forêts — dû au réchauffement et à la sécheresse qui suivirent le premier pic [2] — ; le troisième [plus rapproché], dû à l'échappée du méthane normalement prisonnier des fonds marins, versus réchauffement de ces océans, en conséquence des 2 premiers pics. La fonte des glaciers s'est alors dramatiquement accélérée, une quantité énorme d'eau douce s'est écoulé dans les océans, les courants se sont arrêtés ou ont changé de sens [3] et ainsi de suite jusqu'à une baisse quasi instantanée des températures [4], du moins, dans certaines parties du monde ; plus lentement, peut-être, dans d'autres [5], ou même pas dutout, comme parait-il sur le continent Africain... [?]
    Le phénomène est évidemment plus complexe que cela, mais ce scénario aide vraiment à comprendre comment un élément en entraine forcément un autre et ainsi de suite... [6] Pour la simple raison que rien n'arrive jamais sans raison.
    Le final est évidemment le même que celui qui peut se reproduire aujourd'hui. Sauf que d'un scénario naturel on est passé, semble-t-il, à un scénario amplifié et accéléré par les activités humaines. Auquel il suffirait peut-être d'ajouter une nouvelle activité simultanée, ou à la suite, de nombreux volcans [plus que la "normale"] pour que toutes les prévisions des experts s'écroulent ! Il est effectivement impossible de savoir combien de volcans exploseront dans le futur et quand. Ni surtout, de quelle sorte d'éruption il pourrait s'agir. Le même volcan n'érupte même jamais 2 fois de la même façon. Dernièrement, un volcan soi-disant éteint s'est réveillé. Pourquoi pas d'autres ? [7] Du reste, il suffirait même de l'éruption d'un supervolcanpire que celle du Krakatoa, le 26 août 1883 —, pour que nous passions du tropique au polaire [Mini ou non !] en l'espace de quelques jours à quelques semaines, selon la distance !
     Il y a donc là une donnée totalement inconnue dont les scientifiques français préfèrent ne pas parler à la télévision, et qui pourrait pourtant changer l'équation. En pire. Pourquoi, du reste, se taisent-ils sur le sujet  ? Sans doute, dans les émissions télévisées censées nous renseigner, essaie-t-on trop de ménager la chèvre et le chou et d'éviter les polémiques en n'invitant pas non plus les bons scientifiques. Il suffit d'ailleurs d'écouter Monsieur Claude Allégre [8], qui n'est ni un météorologue ni un biologiste, encore moins spécialiste des OGM, pour s'en rendre compte. Quant à ceux qui savent de quoi ils parlent, ils n'ont pas souvent la parole ; c'est toujours le moins alarmiste qui la garde ! Si bien que ces débats, qui manquent sérieusement de précisions, d'objectivité et donc d'honnêteté, ne font qu'amplifier la désinformation. C'est bien là, du reste, tout le problème. Beaucoup trop de gens, en France, parlent de cycles de glaciation et préfèrent croire que c'est un phénomène régulier [cyclique] alors qu'il est absolument impossible de prévoir quoi que ce soit de ce côté-là. Il y a de toute façon trop d'inconnus [dont les éruptions volcaniques], dans le déroulement des glaciations précédentes, pour parler de cycle.
    Il est d'autant plus absurde de le faire que depuis les derniers soubresauts de la dernière glaciation [± 12 000 ans], il y a une donnée tout à fait nouvelle aujourd'hui : la présence, dans l'équation, de l'humanité moderne et de son insatiable besoin de construire, d'inventer et de procréer sans jamais se soucier vraiment des consé-quences à long terme. L'oublier est d'une dangereuse stupidité puisque nous avons rejeté plus de gaz carboniques et autres dans l'atmosphère en 150 ans que les volcans et autres n'en ont rejetés durant le million d'années précédentes.
     Malgré cela, du « Dieu y pourvoira » — auquel certains croient toujours, sans doute —, on est passé à « l'Homme trouvera bien une solution ! » Ce qui est tout aussi absurde. D'abord parce que l'immobilisme, en attendant, est la pire des choses ; ensuite, parce que nous connaissons déjà les solutions, mais celles-ci, pour raisons soi-disant économiques, d'enjeux politiques et financiers qui nous dépassent et nous utilisent, ne sont pas mises en place assez rapidement. De surcroit, l'Homme a toujours le temps.
    L'Homme a toujours le temps, surtout quand on lui dit qu'il risque perdre beaucoup d'argent dans la mise en marche de ces solutions. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il refuse de voir l'inévitable. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il croit au miracle. L'Homme a toujours le temps parce qu'il refuse de se sentir coupable, même si la culpabilité le ronge inconsciemment tous les jours. L'Homme a toujours le temps parce qu'il refuse de s'impliquer réellement dans la sauvegarde d'une planète qu'il ne connait pas ni ne comprend réellement. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il est plus important de soutenir son équipe de football que d'éviter aux Bangladais et autres riverains des mers et océans sur cette Terre de se noyer un jour ! L'Homme a toujours le temps parce qu'il n'a aucun sens ni aucune vision de la globalité — son pays seul existe. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il manque de bon sens et d'objectivité. L'homme a toujours le temps parce que le temps est une notion dont il n'a plus le luxe. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il est contradictoire. L'Homme a toujours le temps parce qu'il y a toujours quelqu'un pour casser ou contredire le travail d'un autre, si parfait soit-il. L'Homme a toujours le temps parce qu'il refuse de croire que la Nature est plus forte que lui et qu'il n'est rien, sur cette planète, dont il ne dépend pas.
     Du climat lui-même aux tremblements de terre, des ouragans aux météorites, des raz de marée aux glissements de terrain, des virus aux conséquences même de sa propre prolifération, des protubérances solaires [9] aux éruptions volcaniques...
   Que savons-nous du reste des éruptions volcaniques sous-marines et de leurs conséquences à court, moyen et à long terme : pas grand-chose. Pourtant, il semble qu'il y ait plus d'un million de jeunes volcans sous-marins — ne parlons pas des anciens ! Imaginez l'activité que cela peut représenter !? Les quantités de gaz qui s'en échappent !? Et ainsi de suite jusqu'à plus soif, puisque plus les océans se réchauffent, moins ils sont aptes à ingurgiter nos CO² ; au contraire, ils finiront peu à peu par les relâcher. Donc, là aussi, une chaîne d'événements que l'on ne peut encore pleinement apprécier. Même les arbres, grands absorbeurs de gaz carboniques, finissent, en période de grande chaleur, par relâcher le CO² dans l'atmosphère. Une découverte assez récente que les scientifiques n'avaient certes pas prévue, ni peut-être encore incluse, non plus, dans leur calcul.
   Les sciences sont des matières en mouvements constants, jamais tout à fait assises, jamais tout à fait debout, une découverte en chassant une autre.
.. C'est pourquoi un vrai scientifique, respectant son travail et celui des autres, n'affirmera jamais rien à moins d'être à 100 % sûr de ce qui l'avance... Le reste du temps, il emploiera plutôt les termes : « Il semble ou semblerait que... »
    Finalement, la seule chose dont nous soyons à 100 % sûrs est qu'il y a réchauffement de l'atmosphère et de la Terre, que ça va très vite, de plus en plus vite, et que l'Homme, dans ce cas précis, est en grande partie responsable de cette accélération. Et si nous continuons à hésiter à tout changer, plus ce réchauffement va s'accélérer et moins nous aurons de temps pour le stabiliser, ou plutôt le ralentir, et encore moins si la Nature décide de s'en mêler d'une façon plus radicale, ce qu'elle ne manquera pas de faire, un jour ou l'autre, par voix logique de conséquences...
    Ce qui prouve combien nous avons besoin de rester humbles, actifs et prévoyants, mais encore plus radicaux que ce qui est préconisé. Viendra un temps où on ne pourra plus être gentil dutout [10] et ce ne sera pas beau à voir, encore moins à subir !
    Le problème, effectivement, est que l'énergie négative est toujours plus importante sur cette planète que l'énergie positive. Cessons, de ce fait, de nourrir le négatif avec plus de négatifs... Nous devons apprendre à vouloir et à visualiser le contraire, en même temps que nos actions le confirment.
    Ainsi, bâtons-nous POUR l'écologie et non pas CONTRE le réchauffement plané-taire ; POUR la vie et non pas CONTRE notre mort supposée ou programmée... Il faut constamment repenser l'équilibre, puisque l'Humain, depuis le début de son expan-sion, n'a cessé de le briser... Si nous ne le repensons pas, croyez bien qu'un jour ou l'autre la planète le fera à notre place. Et sans état d'âme ! Du reste, elle le fait déjà...

Pax
© Evelyne L.
17 juin 2009
 
 
 
[1] Traduction d'une partie de la réponse à la question : "How many active volcanoes are there in the world?" "Combien de volcans actifs y a-t-il dans le monde ?"... Si vous ne pouvez pas comprendre l'anglais, apprenez-le sans tarder parce que vous ne trouverez pas facilement sur internet une traduction en français digne de ce site ni même une TRADUCTION digne du ce texte ... Bien au contraire, la moitié des informations sont occultés. La personne qui répond à la question dit aussi, en fin de second paragraphe : "Peut-être que la réponse la plus honnête à la question du nombre est que nous ne connaissons pas réellement le nombre exact de volcans dans le monde, mais qu'il y a au moins un millier de systèmes de magma identifié — sur terre seulement — capable de rentrer en activité dans le futur." On ne peut pas être plus précis ni plus honnête ni plus respectueux du lecteur que cela.
[2] Une découverte récente a démontré que les arbres n'avaient pas besoin de brûler pour relâcher le dioxyde de carbone [CO²] qu'ils emmagasinent ; il suffit d'une période prolongée de forte chaleur, de canicule, pour que le processus se renverse : qu'au lieu de boire le CO², ils le renvoient dans l'atmosphère. Encore une nouvelle qui pourrait changer bien des choses à quelque prévision que ce soit !
[3] voir les Courants marins [en anglais] : certaines parties sont traduites en français, mais pas tout. Voir aussi Failing ocean current.
[4] N'oublions pas que des scientifiques, dans les années 80-90, ont découvert — en Sibérie, si je me souviens bien —, des mammouths congelés, intacts, c'est-à-dire non putréfiés, avec le contenu de leur estomac également intact — des plantes tropicales —, ce qui signifie qu'ils avaient été gelés quasi instantanément.
[5] Abrupt climat change
[6] Ice Age
[7] Des volcans terrestres s'échappent de 50 à 90 % de vapeur d'eau  ; de 5 à 25 % de dioxyde de carbone ; de 3 à 25 % de dioxyde de soufre. Puis d'autres éléments volatiles comme le monoxyde de carbone, le chlorure d'hydrogène, le dihydrogène, le sulfure d'hydrogène, etc.
[8] Géochimiste. Il devrait s'en tenir là ! Il faut dire que le jour où j'ai entendu Monsieur Allègre se moquer ouvertement des météorologues et de leurs 2° de haussement des températures, j'ai compris évidemment qu'il n'y connaissait rien, mais que faute de sources réellement expertes et objectives, beaucoup de gens, à cause de sa qualité d'ancien ministre, allaient justement croire ce qu'il disait. Je me suis aussi demandé comment, du reste, un scientifique pouvait avoir si peu de respect pour ses collègues et s'enorgueillir en même temps d'être un scientifique ? À cet instant, il a perdu, en ce qui me concerne, tout le respect que je pouvais avoir pour lui en tant qu'être humain et en tant que scientifique.
[9] Le soleil et les fluctuations en énergies dont il semble coutumier sembleraient également avoir joué un rôle dans la baisse de température...
[10] Orthographe personnelle.
 
   
   
DOSSIER SPÉCIAL

 Pourquoi et Quand nourrir les oiseaux de jardins, Comment et Quoi... [traduit du néerlandais par Evelyne L.]
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